Accueil > Actualité 
 /
 /

Page Facebook officielle de l'ENM



Rechercher sur le site
Frédéric Lutz, major du 1er concours d’accès 2013 à l’ENM, donne les clés pour réussir

Frédéric Lutz, 24 ans, étudiant à l’Institut d’études judiciaires (IEJ) de la faculté de droit de Strasbourg, est le major de la session 2013 du 1er concours d’accès à l’ENM. En attendant de faire ses premiers pas à l’Ecole, le 3 février prochain, il revient sur cette performance, ses motivations à devenir magistrat, ainsi que sur la préparation du concours.

Quelle est votre réaction par rapport à cette réussite exceptionnelle et à la nouvelle carrière qui s’offre à vous ?
Ce résultat m’honore, j’en suis extrêmement heureux ! Comme tous les candidats, j’espérais de tout cœur réussir le concours et entrer à l’ENM. De ce point de vue, c’est une grande satisfaction personnelle. Quant au résultat, j’avoue être encore un peu sous le choc ! Je n’espérais pas un classement pareil… C’est une grande fierté pour moi, car je nourrissais ce projet depuis de nombreuses années et passais le concours pour la première fois.

Quels aspects du métier de magistrat vous ont encouragés à passer le concours de l’ENM ?
Si je devais répondre en deux mots, ce serait sans doute la place centrale du magistrat au sein de l’organisation judiciaire et son contact permanent avec le justiciable et, plus généralement, avec la réalité sociale. C’est un projet que j’ai construit au fur et à mesure de mes études juridiques, mais les stages que j’ai effectués dans les tribunaux ont été déterminants. J’ai toujours trouvé des professionnels très accueillants et désireux de me faire connaître leur métier. Voir concrètement le traitement des dossiers et le contact avec les justiciables a confirmé ma vocation et m’a motivé plus que jamais à passer le concours.
L’un des grands avantages de la magistrature, c’est aussi la diversité des fonctions, au siège comme au parquet, ou même à l’étranger.
Même si les responsabilités sont immenses, on ne choisit pas ce métier pour le pouvoir. Le magistrat doit toujours rester humble. Le pouvoir qui est le sien n’a un sens que s’il est tourné vers un certain but : celui d’aider la société, d’appliquer la loi, de résoudre les problèmes des justiciables.

Quels sont selon vous les principaux freins qui peuvent décourager les candidats potentiels à se présenter aux concours d’accès à l’ENM ?
Le concours a une réputation d’être extrêmement difficile. Beaucoup de candidats s’autocensurent parce qu’ils pensent -souvent à tort- qu’ils n’ont pas le niveau ou les prérequis nécessaires. Ils estiment souvent l’investissement trop important pour un résultat trop aléatoire. Je pense que beaucoup se censurent inutilement. Une fois que ma motivation était claire d’intégrer la magistrature, je n’ai plus hésité et m’y suis consacré à fond. Il y a forcément des périodes où l’on se met à douter, en contemplant la masse de travail devant soi… Mais en fin de compte, je suis resté ferme dans ma détermination.

Comment avez-vous préparé le concours ?

Après mon master 2 « droit pénal et sciences criminelles », année durant laquelle j’ai notamment fait un stage très riche de 2 mois en juridiction, j’ai opté pour la sécurité en prenant une année entière pour préparer le concours. J’ai eu recours à la préparation proposée par l’IEJ de la faculté de droit de Strasbourg, qui s’est avérée très efficace. Mais les candidats ne doivent pas croire qu’une préparation, publique ou privée, est le seul moyen de réussir ! La préparation n’est jamais là que pour accompagner le candidat. L’essentiel du travail vient de soi. L’une de mes amies a par exemple réussi le concours juste après son Master 2. Et elle a terminé très bien classée ! Ce concours est une course de fond et il ne s’agit pas de se mettre du travail par-dessus la tête. Il faut trouver un rythme et avoir de la rigueur. A cet égard, les IEJ dispensent d’excellentes préparations.

Quels conseils donneriez-vous aux futurs candidats pour réussir le 1er concours ?
D’abord, ne pas se décourager face à ce mur de travail. C’est un concours difficile, le programme est très vaste, car il couvre quasiment le programme des 4 années de droit. L’organisation et la méthode sont les deux clés de la réussite, avec éventuellement une bonne préparation en soutien. Actuellement le programme est tellement vaste qu’on ne peut pas apprendre tous les détails techniques. Le concours exige plutôt du candidat qu’il ait une vision globale du droit et des thèmes au programme. Il faut également mettre l’accent sur la culture générale. Elle n’est pas enseignée dans les facultés de droit et effraie de nombreux candidats. Or, on peut s’y préparer. Il suffit de garder l’esprit ouvert, de lire beaucoup d’ouvrages classiques et de culture contemporaine. Cette année, le sujet de culture générale avait pour intitulé « l’eau ». Cela peut paraître déstabilisant, mais quand on réfléchit calmement, on peut produire quelque chose de tout à fait valable si l’on s’intéresse au monde contemporain et grâce à une bonne préparation qui vous aura appris une méthode.

Quels conseils donneriez-vous plus spécifiquement pour les épreuves orales de la mise en situation collective et de l’entretien individuel ?
La clé selon moi est de ne pas être crispé et de ne pas chercher à impressionner le jury en jouant un personnage. Le jury veut surtout rencontrer des personnalités authentiques, avec leurs centres d’intérêts et leur caractère. Il ne s’agit pas de les cacher, mais de les assumer, sous leur jour le plus favorable, sans tabou et sans chercher à être le candidat parfait ! Sur la mise en situation en particulier, il faut réfléchir et donner son point de vue, pourvu qu’il soit pertinent et argumenté, sans craindre la réaction du jury. Il ne faut pas être sur la défensive mais aborder cette épreuve comme une conversation avec un groupe de personnes sympathiques et cultivées.

Quels sont les atouts d’un stage en juridiction pour les candidats aux concours d’accès à l’ENM ?
J’ai pour ma part effectué trois stages dans des tribunaux avant de passer le concours. Un stage court d’une semaine d’observation au TGI de Strasbourg, auprès d’un substitut, alors que j’allais entrer en 1ère année de droit. C’était mon premier contact avec le monde judiciaire. J’ai par la suite passé un mois au tribunal administratif de Strasbourg, puis deux mois au sein du TGI de Saverne, dans le cadre de mon Master 2. Se confronter au quotidien du magistrat avant de présenter le concours permet de s’assurer que le métier nous plaît et que l’on ne s’en fait pas une fausse image. On aborde pour la première fois les problématiques très concrètes qui se posent au magistrat et qui ne sont pas forcément enseignées dans les facultés de droit. Ce type de stage montre que le candidat a une curiosité pour le métier et lors des épreuves orales d’admission, j’ai eu l’impression que c’était un élément très apprécié par le jury. Si le candidat n’a pas encore fait de stage, il n’est jamais trop tard. L’ENM propose d’ailleurs un dispositif pour permettre aux étudiants qui préparent le concours de faire des stages en juridiction.

Télécharger le dossier d’inscription aux concours d’accès 2014.
Toutes les actus
Visite d’une délégation du Brésil
11/02/2011
La présence à Bordeaux de Ministro Antonio José de Barros Levenhagen, Juge du Tribunal Supérieur du Travail et Directeur de l’Ecole Nationale de Formation et de Perfectionnement des Magistrats du travail (ENAMAT) s’inscrit dans une visite de l’Ecole nationale de la magistrature débutée à Paris le 9 février dernier.
Rencontre avec Antoine Garapon
08/02/2011
Antoine Garapon, magistrat, docteur en droit et secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice, anime l'émission radiophonique Bien commun, sur France Culture. Il intervient devant chaque promotion à l’ENM dans le cadre de conférences sur « le rituel et le serment » et « l’architecture judiciaire » ; des enseignements du pôle Humanités judiciaires.
La promotion 2011 rencontre le Garde des Sceaux
02/02/2011
Les auditeurs de la promotion 2011 ont été accueillis par leurs pairs, en présence du garde des Sceaux Michel Mercier, pour leur rentrée solennelle ce mardi 1er février à l’Ecole Nationale de la Magistrature.
Michèle COTTA Doyenne du pôle communication judiciaire de l’ENM
31/01/2011
Journaliste et écrivaine, Michèle COTTA a accepté d’être doyenne du pôle Communication judiciaire de l’Ecole nationale de la magistrature. Ce pôle était jusqu’alors supervisé par M. Jean Pierre BERTHET, président d’honneur de l’association de la presse judiciaire, qui a souhaité privilégier les importantes activités qu’il développe pour l’Ecole nationale de la magistrature dans le cadre de la formation continue des magistrats.
Rentrée pour la promotion 2011
31/01/2011
Les auditeurs de la promotion 2011 effectuent, ce lundi 31 janvier 2011, leur rentrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature.
Ils sont 138 auditeurs : 87 issus du 1er concours dont 8 issus des classes préparatoires de l’ENM, 14 du 2ème concours, 4 du 3ème concours et 33 recrutements sur titre. Editeur ou huissier, commissaires de police ou greffier en chef, inspecteur de la répression des fraudes ou étudiants titulaires d’un master 1 ou 2, ils sont âgés de 22 à 46 ans, soit une moyenne d’âge de 30 ans pour l’ensemble de la promotion.
Articles 456 à 460 sur 666    Pages : << 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 >> 
Actualités des concours
Arrêté en date du 13 février 2015 fixant le nombre de places offertes à la session 2015 des 3 concours d'accès
27/02/2015
Arrêté en date du 12 février 2015 reportant la date limite de dépôt des candidatures à la session 2015 des 3 concours d'accès
13/02/2015
Arrêté modifiant l'arrêté du 9 juillet 2014 portant nomination du jury prévu à l'article 21 de l'ordonnance n° 58-1270
16/01/2015
Arrêté portant nomination d'un examinateur spécialisé adjoint au jury (épreuve de langue anglaise - session 2015)
05/01/2015
Arrêté portant ouverture au titre de l'année 2015 de 3 concours d'accès à l'ENM
24/12/2014
Arrêté portant nomination d’examinateurs spécialisés adjoints - Concours complémentaires 2014
27/10/2014